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pauline Guimard

 C'est arrivé comme ça arrive à tout le monde je crois.C'est-à-dire qu'à résumer cela paraît facile, fluide et simple alors qu'à  vivre c'est bien moins...tranquille?Une timidité presque maladive, une prof de français qui vous met au défi et l'on se retrouve sur l'estrade de la classe à jouer Harpagon les joues brûlantes avec cette sensation obtuse de s'être sentie tellement vivante et autre. Ca peut s'appeler le dessin, l'histoire ou le sport, pour moi, c'était la comédie. Et puis un jour, forte de ces précieuses années qui vous voient pousser presque malgré vous, et des diplômes qu'on a aussi passés pour faire plaisir aux parents, on prend le risque de questionner son désir, ce si jeune désir d'adulte.Alors on part, dans l'inconscience nécessaire à la réponse pour vider, valise bleue après valise bleue, ce qu'on aime le plus dans quelques vingt petits mètres carrés d'une capitale. On se lève le matin, on ne sait pas où aller, quoi faire, par où commencer, qui voir. C'est tellement grand bon sang. Mais on a décidé: c'est comédienne même si.Même si on fait des petits boulots, même si on travaille dans un théâtre où les comédiens passent devant la caisse sans regarder, hé bien, on est quand même là, on vit, on regarde.

Et puis, un jour comme un autre, au café pareil à la veille, sans savoir, on fait une rencontre, qui elle en a fait d'autres, et encore d'autres , on vous tend quelque chose, c'est une main, on se surprend à dire "oui", on est prise sur parole, sans cv, mais uniquement grâce à ce qui s'échappe de nous et dont mieux vaut n'avoir jamais qu'une vague idée, on plaît, "on correspond" !  Commence alors son métier: comédienne. On joue au théâtre, dans des théâtres, on part en tournée, on fait rire, on fait pleurer, on touche, on doute en apprenant tout ça, on joue plusieurs milliers de fois (elle est là mon école) on s'ennuie, on se retrouve chez d'autres, on prête sa voix pour la radio, on claque la porte, on en force d'autres, on soliloque des textes rêvés dans sa chambre, on se frotte à d'étranges façons de voir, on flippe aux assédics, on tourne dans des courts, des moyens, des longs métrages. Et on a peur aussi. Souvent. Donc on crée sa famille. Celle qui vous élève, vous nourrit, vous soulage.Celle du peu de gens qu'on mettrait dans la même valise bleue si tout devrait recommencer. 

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